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Un événement difficile peut laisser une empreinte émotionnelle durable. Même lorsque le danger est passé, certaines images, sensations ou réactions peuvent continuer à s’imposer dans la vie quotidienne.

Un accident, une agression, une maladie, la perte brutale d’un proche, une séparation douloureuse ou une situation vécue comme menaçante peuvent profondément déstabiliser une personne. Pourtant, deux personnes exposées au même événement ne réagiront pas nécessairement de la même manière.

Certaines parviennent progressivement à intégrer ce qu’elles ont vécu. D’autres restent envahies par la peur, l’anxiété, les souvenirs ou une sensation permanente d’insécurité.

Surmonter un traumatisme ne signifie pas oublier l’événement ni faire comme s’il n’avait jamais existé. Il s’agit plutôt de réduire progressivement son impact émotionnel afin que le souvenir n’envahisse plus le présent et ne dirige plus automatiquement les réactions, les décisions ou les relations.

Qu’est-ce qu’un traumatisme psychologique ?

Un traumatisme psychologique peut apparaître lorsqu’une personne vit ou subit un événement qui dépasse momentanément ses capacités habituelles d’adaptation.

Au moment de l’événement, le cerveau et le corps mobilisent leurs mécanismes de protection. La personne peut ressentir une peur intense, une impression d’impuissance, une sidération ou, au contraire, un besoin de fuir ou de se défendre.

Ces réactions sont naturelles face au danger. Cependant, il arrive que l’événement ne puisse pas être pleinement intégré sur le plan émotionnel. Une partie de la personne continue alors à réagir comme si la menace était encore présente.

Un bruit, une odeur, un lieu, une parole ou une situation apparemment anodine peuvent réactiver les sensations associées à l’événement. La personne sait rationnellement que le danger est terminé, mais son corps et ses émotions semblent lui envoyer un autre message.

Le traumatisme ne dépend donc pas uniquement de la gravité objective de l’événement. Il dépend également de la manière dont celui-ci a été vécu, des ressources disponibles à ce moment-là, du soutien reçu et de l’histoire personnelle de chacun.

Quels sont les signes possibles d’un traumatisme ?

Après une expérience difficile, différentes manifestations peuvent apparaître :

  • des souvenirs qui s’imposent de manière incontrôlable ;
  • des flashbacks ou des cauchemars ;
  • une anxiété importante ;
  • une sensation permanente d’insécurité ;
  • des palpitations ou une respiration plus rapide ;
  • des tremblements, des frissons ou une transpiration excessive ;
  • une difficulté à se concentrer ;
  • des troubles du sommeil ;
  • une vigilance constante ;
  • une irritabilité inhabituelle ;
  • un besoin d’éviter certains lieux, sujets ou situations ;
  • une difficulté à ressentir certaines émotions ;
  • une perte d’intérêt ou de désir ;
  • une tendance à se couper des autres ;
  • un sentiment de honte, de culpabilité ou d’impuissance.

La présence de certains de ces signes ne permet pas, à elle seule, de poser un diagnostic. Lorsqu’ils sont intenses, persistants ou qu’ils perturbent fortement la vie quotidienne, il est important de consulter un médecin, un psychologue ou un professionnel formé à l’accompagnement du psychotraumatisme.

Une peur persistante n’est cependant pas toujours liée à un traumatisme identifiable. Lorsqu’elle se concentre sur une situation précise ou qu’elle s’accompagne de montées d’angoisse soudaines, il peut être utile de mieux comprendre la différence entre les phobies et les crises d’angoisse, ainsi que les mécanismes qui entretiennent ces réactions.

Comment surmonter un traumatisme psychologique ?

Il n’existe pas une méthode unique qui conviendrait à toutes les personnes. Chaque traumatisme est différent et chaque personne possède sa propre sensibilité, son histoire et ses ressources.

La première étape consiste souvent à retrouver suffisamment de sécurité intérieure pour pouvoir approcher ce qui a été vécu sans être immédiatement submergé. Il ne s’agit pas nécessairement de raconter l’événement dans ses moindres détails ni de le revivre avec la même intensité.

Un accompagnement adapté peut permettre de comprendre les réactions qui se déclenchent, d’apaiser progressivement la charge émotionnelle et de retrouver davantage de liberté dans le présent.

Selon la situation, différents outils peuvent être mobilisés. Dans ma pratique, j’utilise notamment l’hypnose, certains outils issus de la Programmation Neuro-Linguistique et les mouvements oculaires. Ces approches sont adaptées à la personne et ne remplacent pas un suivi médical ou psychiatrique lorsqu’il est nécessaire.

La place de l’hypnose dans l’accompagnement du traumatisme

L’hypnose est un état de conscience particulier dans lequel l’attention peut se tourner davantage vers les sensations, les émotions et les représentations intérieures.

Elle peut aider certaines personnes à mobiliser leurs ressources, à retrouver une sensation de sécurité et à prendre davantage de distance par rapport à un souvenir difficile.

L’objectif n’est pas d’effacer l’événement. Ce qui s’est passé appartient à l’histoire de la personne et ne peut pas être changé. En revanche, la manière dont cet événement est vécu intérieurement peut progressivement évoluer.

Un souvenir douloureux peut ainsi rester présent sans provoquer systématiquement la même détresse, la même peur ou les mêmes réactions physiques.

Le travail hypnotique doit respecter le rythme de la personne. Il ne consiste pas à forcer l’accès à un souvenir ni à provoquer une confrontation brutale avec l’événement.

La PNL comme outil de compréhension et de changement

Certains outils issus de la Programmation Neuro-Linguistique peuvent aider à observer comment une expérience est représentée intérieurement.

Après un événement traumatique, le cerveau peut associer certains lieux, comportements ou sensations au danger. Ces associations peuvent ensuite déclencher des réactions automatiques, même lorsque la situation présente ne comporte plus de menace réelle.

Le travail consiste à identifier ces mécanismes et à faire évoluer progressivement certaines représentations, croyances ou réactions.

La PNL n’a pas pour objectif de nier ce qui s’est passé. Elle peut être utilisée pour aider la personne à retrouver d’autres manières de percevoir la situation, à mobiliser ses ressources et à reprendre davantage de contrôle sur ses réactions.

Les mouvements oculaires pour apaiser la charge émotionnelle

Lorsqu’un événement n’a pas été suffisamment intégré, certaines informations semblent continuer à tourner en boucle. Le souvenir reste alors associé à une charge émotionnelle particulièrement intense.

Les approches utilisant des mouvements oculaires ou des stimulations bilatérales cherchent à faciliter le traitement émotionnel de ces souvenirs difficiles.

Dans ma pratique, j’utilise notamment la DNR, ou Deep Neural Repatterning. Cette approche permet de travailler sur les réactions associées à l’événement sans obliger systématiquement la personne à en raconter tous les détails.

L’objectif est de réduire progressivement l’intensité émotionnelle et corporelle déclenchée par le souvenir, tout en maintenant un cadre suffisamment sécurisant.

Les méthodes utilisant des mouvements oculaires ne doivent toutefois pas toutes être considérées comme identiques à l’EMDR. Elles possèdent des cadres, des protocoles et des niveaux de validation différents. Leur utilisation doit rester adaptée à la situation et aux besoins de la personne.

Pourquoi associer plusieurs approches thérapeutiques ?

Certaines personnes sont plus sensibles à l’hypnose, tandis que d’autres répondent davantage aux exercices de visualisation, au travail sur les représentations ou aux mouvements oculaires.

Il n’est donc pas toujours pertinent d’appliquer une méthode identique à tout le monde.

L’association de plusieurs outils permet d’adapter l’accompagnement en fonction :

  • de la nature de l’événement ;
  • de son ancienneté ;
  • des réactions émotionnelles présentes ;
  • des sensations corporelles associées ;
  • des ressources de la personne ;
  • de sa capacité à parler de l’événement ;
  • de ses besoins et de son rythme.

Le nombre de séances ne peut pas être garanti à l’avance. Certaines personnes observent rapidement une évolution, tandis que d’autres ont besoin d’un accompagnement plus progressif. L’objectif n’est pas d’aller le plus vite possible, mais d’avancer d’une manière à la fois efficace, respectueuse et suffisamment sécurisante.

Comment un traumatisme peut-il affecter la relation de couple ?

Un traumatisme ne touche pas uniquement la personne dans son fonctionnement individuel. Ses répercussions peuvent également apparaître dans la relation de couple.

La personne peut, par exemple, se montrer plus méfiante, irritable ou distante. Elle peut avoir besoin de contrôler certaines situations, craindre l’abandon, interpréter un désaccord comme une menace ou éprouver des difficultés à vivre l’intimité.

Le partenaire ne comprend pas toujours l’origine de ces réactions. Il peut les interpréter comme un manque d’amour, un rejet, une volonté de contrôler ou une absence d’investissement dans la relation.

Des incompréhensions apparaissent alors :

  • l’un cherche à se protéger tandis que l’autre se sent repoussé ;
  • l’un a besoin d’être rassuré tandis que l’autre se sent constamment mis à l’épreuve ;
  • l’un évite certaines conversations tandis que l’autre ressent ce silence comme de l’indifférence ;
  • l’un réagit fortement à une situation tandis que l’autre juge cette réaction disproportionnée.

Progressivement, ces mécanismes peuvent créer une distance émotionnelle dans le couple, fragiliser la confiance ou alimenter des conflits répétitifs.

Il est alors important de comprendre que la réaction actuelle ne vient pas toujours uniquement de ce qui se passe dans la relation présente. Certaines situations peuvent réactiver une peur, un sentiment d’impuissance ou un besoin de protection associé à une expérience difficile.

Lorsque les réactions sont également liées à des expériences vécues pendant l’enfance, ce sujet demande une compréhension particulière. Vous pouvez approfondir cette question dans l’article consacré aux blessures d’enfance qui influencent la relation de couple.

Pourquoi un travail individuel peut-il aider le couple ?

Dans le cadre de mon accompagnement de couple, le travail sur un traumatisme ou une blessure émotionnelle se déroule individuellement.

L’hypnose et les mouvements oculaires ne sont pas pratiqués avec les deux conjoints simultanément. Ils sont utilisés lors de séances individuelles lorsqu’un événement passé continue d’avoir des conséquences importantes sur les émotions, les réactions ou la relation.

Les séances de couple permettent parallèlement de comprendre ce qui se joue entre les partenaires, de sortir des accusations et d’améliorer la communication.

Le partenaire peut alors comprendre que certaines réactions ne sont pas nécessairement dirigées contre lui. De son côté, la personne concernée peut apprendre à reconnaître ce qui lui appartient et à ne plus laisser certaines réactions automatiques diriger entièrement la relation.

Ce travail peut également aider à sortir de certains schémas amoureux répétitifs et à retrouver une relation plus apaisée.

Pour mieux comprendre la manière dont j’associe les séances de couple, le travail émotionnel individuel et différents outils thérapeutiques, vous pouvez consulter l’article sur les méthodes utilisées en thérapie de couple.

Quand demander un accompagnement ?

Il peut être utile de demander de l’aide lorsqu’un événement passé continue :

  • à provoquer des réactions émotionnelles intenses ;
  • à perturber le sommeil ou la concentration ;
  • à entraîner des évitements importants ;
  • à limiter la vie personnelle, sociale ou professionnelle ;
  • à affecter la confiance ou l’intimité ;
  • à alimenter les disputes dans le couple ;
  • à créer une distance émotionnelle ;
  • à empêcher la personne de se sentir réellement en sécurité.

La qualité de la relation avec le professionnel joue également un rôle essentiel. La personne doit pouvoir se sentir écoutée, respectée et suffisamment en confiance pour avancer à son rythme. Vous pouvez approfondir ce sujet dans l’article consacré à l’importance du lien thérapeutique.

Questions fréquentes sur les traumatismes

Peut-on complètement oublier un événement traumatique ?

L’objectif d’un accompagnement n’est pas d’effacer un souvenir. Il consiste plutôt à permettre à la personne de repenser à l’événement sans être automatiquement envahie par la même détresse ou les mêmes réactions physiques.

Faut-il raconter tout ce qui s’est passé ?

Pas nécessairement. Certains accompagnements permettent de travailler sur les sensations, les émotions ou les réactions associées sans raconter chaque détail. Cela dépend de la méthode utilisée, des besoins de la personne et du cadre de l’accompagnement.

Combien de séances faut-il pour surmonter un traumatisme ?

Il n’existe pas de durée universelle. Celle-ci dépend de la nature de l’événement, de son ancienneté, de ses conséquences, de l’histoire de la personne et de ses ressources. Il est donc préférable de ne pas promettre un résultat dans un nombre précis de séances.

Une thérapie de couple peut-elle aider lorsqu’un traumatisme affecte la relation ?

Oui, lorsqu’elle permet au couple de comprendre les répercussions du traumatisme sur la relation. Toutefois, le travail spécifique sur le traumatisme reste individuel. Les séances de couple et les séances individuelles peuvent ainsi être complémentaires.

Retrouver davantage de liberté dans le présent

Surmonter un traumatisme ne consiste pas à nier l’événement ni à oublier ce qui s’est passé. Il s’agit de permettre au passé de reprendre une place plus juste, afin qu’il ne continue plus à envahir le présent.

Lorsqu’un traumatisme affecte également la relation, un accompagnement associant des séances de couple et des temps individuels peut aider à mieux comprendre les réactions de chacun, à apaiser les tensions et à reconstruire progressivement un sentiment de sécurité.

Je propose un accompagnement de couple à Paris 16ème et partout en visioconférence, avec un travail individuel lorsque certaines blessures émotionnelles ou certains événements difficiles continuent d’influencer la relation.

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Samuel Delouya – Thérapeute de couple
Hypnothérapeute et coach PNL
Cabinet à Paris 16ème et partout en visioconférence
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